Thomas Howard Memorial s'invite chez Chuchotements

 

Thomas Howard Memorial est le side project de Yann Ollivier, batteur de The Craftmen Club. Pour ce projet post-rock, il change d’instrument, passant à la guitare ainsi qu’au chant et s’entoure d’Elouan Jegat, Benoît Picard, dit « Pico », Camille Courtes et Vincent Roudaut (Im Takt).

 

Comment s’est formé le groupe ?

Yann : Nous avons commencé le groupe à deux il y a presque trois ans dans le but de faire des troquets l’été et quelques dates. Finalement, nous avions quelques morceaux que nous trouvions assez bien et cela nous a donné envie de pousser le projet un peu plus loin. Camille nous a rejoint à la batterie et Vincent au clavier et à la basse. D’un style folk nous sommes passés à quelque chose de plus rock. Elouan a remplacé Marco à la guitare et Pico a repris la basse. Nous nous connaissions grâce à la musique : en Bretagne tu finis par connaître plus ou moins tous les musiciens ! Il y a un an nous sortions notre premier EP et un deuxième est sorti fin 2012.

Comment travaillez-vous ?

Camille : Yann écrit les textes et nous nous occupons de la musique. Cela vient naturellement ; nous nous entendons assez bien donc cela va assez vite. Nous sommes assez productifs malgré le peu de répétitions que nous faisons. Nous nous occupons d’abord de l’ambiance musicale qui, elle, inspire les textes qui viennent généralement après. Nous avons une ligne directrice et un style affirmé depuis le début.

Yann : Nous n’écoutons pas tous la même chose, chacun apporte ses influences.

Quelles sont ces influences ?

Yann : The Besnard Lakes, un groupe canadien que nous trouvons formidable. Nous nous inspirons beaucoup de lui. Après, Thomas Howard Memorial, c’est un mélange de nos différences.

Benoît : Camille et moi, nous sommes plus marqués par la rythmique. Nous écoutons beaucoup de pop, d’électro et même du disco. Yann sera plus folk et rock.

Yann : Elouan aime beaucoup Brian Jonestown Massacre et Neil Young.

De quoi traitent vos textes?

Yann: Ce sont en général des thèmes très sombres et un peu glauques comme la mort. Je vois les choses un peu en noir, même si cela ne se voit pas derrière mon aspect jovial. La mort m’a toujours fait peur, c’est presque une obsession. Même quand j’écris des chansons d’amours, cela n’est jamais très beau car je fais ressortir les côtés sombres des relations. Cela ne traite pas que de nos expériences… Dans une de nos chansons, nous parlons d’un homme qui enlève un enfant et le viole… Là, ça n’a rien de personnel. Heureusement ! Pour d’autres chansons, nous nous inspirons souvent de notre vécu. Dans un autre de nos morceaux nous racontons l’histoire d’une personne qui a un accident de voiture et qui coule. J’imagine ses pensées à ce moment là. Quand j’ai composé cette chanson, j’ai tenté de faire passer une émotion par rapport à une histoire qui est survenue dans ma famille. Ce n’est pas exactement la même histoire, mais j’ai essayé d’explorer les émotions qui peuvent émaner de moments glauques…C’est un peu comme si j’essayais de me mettre à leur place. Je ressens un peu ces émotions en chantant, je tente de les vivre… Il faut vivre ses textes ! C’est un peu comme si Patrick Sébastien venait sur scène pour chanter ses morceaux sans rigoler, nous n’y croirons pas ! Elle est bien ma comparaison ? (Rires)

Comment accompagnez-vous ces émotions avec vos instruments ?

Vincent : Nous suivons la ligne directrice, qui est toujours assez noire et nous savons de quoi Yan parle. Notre style est assez sonore. C’est aussi une manière de se démarquer car la plupart des groupes d’aujourd’hui sont assez speed avec pas mal de tempo, alors que notre musique est assez lancinante et calme avec des textes un peu durs.

Pourriez-vous définir votre style avec vos mots ?

Yann : Ce serait un son : un crissement des griffes de la nuit. Une sorte de Freddy Kruger en plus sympa à écouter ! (Rires)

Vincent : Nous avons tous eu peur de Freddy, mais ses films parlent à tout le monde. Notre groupe peut également toucher tout le monde car nous utilisons des sentiments assez communs. Nous pouvons partager ces peurs. Yan arrive avec des histoires que nous n’avons pas vécues, mais comme nous jouons avec lui, nous arrivons à les comprendre et cela nous ramène à des histoires personnelles.

Quels sont vos prochains projets ?

Yann : Faire un album ! En restant dans le thème de la mort ! (Rires) Nous avons déjà six ou sept morceaux en préparation, mais ils ne sont pas terminés et il nous en manque quelques uns. Cela va assez vite quand nous travaillons ensemble, mais nous avons trop à faire et trop peu de temps. Cela est parfois un peu frustrant !

Pourriez-vous nous dire quelque chose sur vous qui montrerait que vous êtes des gens sympathiques et pas complètements morbides ? (Rires)

Camille : On adore le disco ! (Rires)

Yann : Le disco, boire jusqu’au matin et finir nus dans les rues… Enfin ça c’est surtout moi ! (Rires)

Vincent : Tu aimes bien montrer tes fesses quand même…

Yann : Je le fais beaucoup moins…Surtout depuis que tout le monde les a vues !

Avez-vous des musiques à recommander ?

Vincent : Le nouvel album de Foals, même si je ne les trouve pas très crédibles dans certains rythmes très hauts. Je recommande toujours le trio WhoMadeWho.

Camille : J’ai beaucoup écouté le dernier album des XX que j’apprécie et tout ce que fait Poni Hoax.

Qu’aimez-vous à Paris ?

Benoît: J’avais visité le Centre Pompidou il y a longtemps et j’avais adoré. Nous ne venons que très rarement à Paris… essentiellement pour des concerts.

Centre national d’art et de culture Georges Pompidou, 19 rue Beaubourg, 4e.

www.centrepompidou.fr

Vincent : Un soir, à Pigalle, nous avons fait un karaoké au café L’Epoque. Nous nous sommes pris pour Queen en chantant Bohemian Rhapsody. C’est assez drôle là-bas !

L’Epoque, 38 boulevard de Clichy, 18e.

 

 

Yann : J’aime le bar Le Fanfaron, j’y allais tout le temps à une époque. C’est un bar bien rock’n’roll ! Je n’hésitais pas à traverser Paris pour m’y rendre. J’aime y passer des soirées. Xavier, le propriétaire, est unique et bien sympa… Il force les gens à boire ! (Rires)

Le Fanfaron, 6 rue de la Main d’Or, 11e.

www.facebook.com/LeFanfaronBar

 

Thomas Howard Memorial – How to Kill Kids

Thomas Howard Memorial – Bad Things (Live)

Image de prévisualisation YouTube

 

Leur page soundclound: soundcloud.com/thomashowardmemorial

Leur page Facebook: www.facebook.com/thomashowardmusic

 

Merci Yann, Pico, Elouan, Camille et Vincent pour cette discussion sympathique et votre bonne humeur.

 

 

 

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